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  • LE COMESA APPUIE LE SAMIFIN DANS LE RENFORCEMENT DE SA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX

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    Le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA) a remis des équipements d’une valeur d’environs 100 000 dollars au Service de Renseignements Financiers de Madagascar (SAMIFIN) pour l’appuyer dans sa lutte contre le blanchiment de capitaux. Les équipements ont été acquis et installés par le COMESA à travers son Programme de Sécurité Maritime Régional financé par l’UE suite à une évaluation des besoins de capacités effectuée conjointement par le SAMIFIN et le COMESA en 2015.

    Au cours de la cérémonie de remise des équipements qui a eu lieu dans les bureaux du SAMIFIN le 10 Août 2015, le Secrétaire Général du COMESA, M. Sindiso Ngwenya, a souligné l’importance pour la région de renforcer sa lutte contre le blanchiment de capitaux. Il s’est exprimé à travers une déclaration lue en son nom par Mme Elizabeth Mutunga, Chef de la Cellule Gouvernance, Paix et Sécurité au sein du COMESA. Selon le Secrétaire Général, bien que la piraterie ait diminué de manière significative depuis 2014, il est important de veiller à ce que toutes les structures soient en place pour l’empêcher de refaire surface.

    “…Les sommes d’argent obtenues de la piraterie sont encore en circulation et il est important de continuer à les retracer pour assurer la poursuite des têtes pensantes. Cela conduira également à la confiscation des avoirs acquis et garantira que ces fonds ne trouvent pas leur place dans les systèmes financiers pour fausser la structure de l’économie “. M. Sindiso Ngwenya

    Le Secrétaire Général a exprimé la gratitude du COMESA envers l’Union Européenne pour l’appui financier et technique fourni au programme. Il a exprimé l’espoir que le nouveau matériel et les logiciels puissent permettre d’améliorer la qualité et la rapidité de l’analyse des transactions suspectes. Il a également félicité les autorités Malagasy pour l’engagement qu’ils démontrent face au crime de blanchiment de capitaux.

    “Madagascar a été le plus grand bénéficiaire du programme à ce jour et je crois que cela peut être attribué à leur engagement à lutter contre le crime de blanchiment de capitaux» Sindiso Ngwenya.

    M. Lothar JASCHKE, Chef des Affaires Politiques, de la Presse et de l’information à la Délégation de l’Union Européenne à Antananarivo a également salué les efforts et les réalisations de Madagascar dans le cadre du programme MASE:

    “Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape importante avec la restitution d’équipements, outils technologiques et logiciels modernes qui permettront de renforcer les capacités d’analyse du SAMIFIN et plus globalement d’appuyer de manière décisive le gouvernement malgache dans ses démarches pour devenir membre à part entière du Groupe contre le blanchiment d’argent d’Afrique de l’est et australe (ESAAMLG).”. – M. Lothar JASCHKE

    Le Directeur Général du SAMIFIN, M. Lamina Boto Tsara Dia a exprimé sa gratitude au COMESA et à l’Union européenne pour leur appui et leur a assuré de l’engagement continu du SAMIFIN et de Madagascar pour lutter contre le crime de blanchiment de capitaux.

    Le programme de sécurité maritime régional qui est mis en Å“uvre par le COMESA et trois autres Organisations Régionales à savoir l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), La Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de l’Océan Indien (COI), a pour objectif global de lutter contre la piraterie et les autres menaces maritimes. Le COMESA met en Å“uvre l’un des cinq domaines de résultats qui vise à traiter des effets économiques du piratage en perturbant les réseaux financiers des pirates et de ceux qui les financent. Le programme est étendu aux pays qui étaient les plus vulnérables aux attaques de pirates, à savoir les Comores, le Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, Madagascar, l’île Maurice, les Seychelles, la Somalie et la Tanzanie.

    Le COMESA aide les pays du programme MASE en renforçant les capacités d’analyse financière de leurs Cellules de Renseignements Financiers et de leurs outils d’analyse, en renforçant les capacités des forces de l’ordre, en facilitant l’examen et la modification des lois de lutte contre le blanchiment de capitaux pour assurer qu’ils sont conformes aux normes internationales – comme indiqué par le Groupe d’Action Financière – et en aidant les pays à élaborer des mécanismes de partage d’informations aux niveaux national et international.

    Madagascar a jusqu’ici bénéficié du programme en facilitant le processus d’adhésion en tant que membre à part entière d’un Organisme Régional de type GAFI, Le Groupe Anti-Blanchiment de l’Afrique Orientale et Australe (GABAOA), ceci étant une obligation pour tous les pays qui luttent contre le blanchiment de capitaux. Madagascar devrait être admis dans le GABAOA dans quelques semaines au cours de la 19e assemblée plénière du GABAOA qui aura lieu aux Chutes Victoria au Zimbabwe en Septembre 2016.

    Cela lui permettra d’accéder à un large éventail d’avantages et assurera son respect des normes du GAFI contre le blanchiment de capitaux. Le COMESA a également organisé des ateliers de sensibilisation pour les institutions et les parties prenantes visant à sensibiliser et à améliorer la culture de l’information ainsi que le lobbying pour le respect des institutions déclarantes à Madagascar. Ceci a pour but d’augmenter les volumes et la qualité des données fournies au SAMIFIN pour analyse. De plus, le COMESA a formé quatre analystes de la CRF de Madagascar (SAMIFIN) en analyse tactique et stratégique, ce qui est vital pour une analyse efficace des informations reçues des entités déclarantes et aide également dans la formulation de politiques pour la CRF et autres parties prenantes.

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