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Le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) a reçu une subvention de la Banque africaine de développement (BAD) pour financer le projet de 50 millions de femmes africaines ont la parole (50AWSP) et compte affecter une partie du produit de cette subvention aux paiements éligibles dans le cadre du contrat de recrutement d'un (1) développeur de contenu par pays au titre du dispositif de consultance dans les 17 États membres du COMESA, dont l’Union des Comores, la RDC, Djibouti, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Libye, Madagascar, le Malawi, Maurice, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Tunisie, le Royaume d’Eswatini, la Zambie et le Zimbabwe.

Contexte du COMESA et du Projet 50MAWSP

  1. Le COMESA est la plus grande communauté économique régionale (CER) en Afrique. L'égalité des sexes et l'autonomisation économique des femmes est l'un de ses domaines prioritaires pour renforcer le développement économique de la région. Le travail du COMESA sur le genre et l'autonomisation des femmes est soutenu par le Traité, la politique de genre et l'Agenda 2063 de l'Union africaine et l'Agenda mondial 2030 pour le développement durable.
  1. En tant que continent, l’Afrique a un taux d’entrepreneuriat généralement élevé, de nombreux pays ayant une participation presque égale entre les hommes et les femmes. Les entreprises appartenant à des femmes ont été limitées par leur capacité en raison d'un accès inadéquat à l'information/renseignements commerciaux et aux médias qui renforcent la capacité de prise de décision proactive en temps opportun pour assurer la viabilité de l'entreprise à court et moyen terme. Le scénario est assez différent pour leurs homologues des économies industrialisées où les progrès technologiques ont considérablement réduit les coûts et la disponibilité des renseignements commerciaux. Les femmes propriétaires d’entreprises dans le contexte africain continuent d’être confrontées à des obstacles sexospécifiques tels que l’accès limité à l’information et aux possibilités de réseautage, des niveaux inférieurs d’éducation et de formation professionnelle, des droits de propriété faibles qui leur privent des garanties et des actifs tangibles, les obstacles juridiques qui entravent leurs activités économiques et des barrières culturelles qui empêchent les femmes de prospérer en tant qu’entrepreneurs. La conséquence en est que les femmes ont des difficultés à accéder aux services financiers et non financiers, ce qui nuit à la taille et à la croissance de leurs entreprises.
  1. La Banque africaine de développement a collaboré avec le COMESA, la CAE et la CEDEAO dans le cadre du projet 50 millions de femmes africaines ont la parole (50MWS) pour créer une plateforme numérique dynamique de réseautage pour les femmes entrepreneurs. La plate-forme permettra aux femmes de se connecter les unes aux autres de manière à favoriser l’apprentissage entre les pairs, l’échange et le transfert de connaissances, le mentorat et le partage d’informations et de connaissances au sein des communautés, et leur permettre d’avoir accès, aux échanges, aux finances et aux opportunités de marchés et les zones urbaines et rurales, et au-delà des frontières et entre les pays. En outre, la plate-forme permettra aux femmes de développer des compétences en matière d’information sur les marchés afin de rester au courant des tendances du développement des entreprises dans leur contexte régional et mondial et d’assurer la pérennité de leurs activités. Le projet est mis en œuvre dans 38 pays appartenant au COMESA, à la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) et à la Commission économique pour les États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
  1. Le projet devrait, entre autres, aboutir aux résultats suivants : l’amélioration de l’accès et de l’utilisation des services financiers par les femmes entrepreneurs, l’augmentation de la participation des femmes entrepreneurs aux réseaux d’entreprises, la disponibilité de statistiques sur les femmes entrepreneurs, et l’accroissement de l’accès aux marchés nationaux et régionaux. Par la suite, le projet devrait contribuer à l'autonomisation économique des femmes entrepreneurs grâce à l'utilisation de ladite plateforme pour le développement des entreprises.

Des équipes nationales composées de représentants du secteur public, du secteur privé et des sociétés civiques, à savoir des représentants des ministères responsables du Genre, du Commerce, des associations féminines et des organisations de femmes travaillant dans le développement des entreprises ont été créées. Les équipes de pays seront soutenues par le développeur de contenu national dans chacun des États membres respectifs.

  • Nomination d'un développeur de contenu national
  1. Le projet 50MWS souhaiterait nommer un développeur de contenu national pour le projet dans chacun de ses États membres. La personne doit être résidente dans l'État membre et va travailler en étroite collaboration avec l'équipe nationale pour recueillir des informations et développer un contenu pertinent sur les besoins en informations et les services pour les femmes entrepreneurs à télécharger sur le site internet de la plateforme.