DEMANDE DE PROPOSITION POUR L’ÉLABOATION D’UN CADRE ET D’UNE FEUILLE DE ROUTE EN VUE DE LA CRÉATION D’UNE AUTORITÉ RÉGIONALE DE RÉGULATION DE L’ÉNERGIE DANS LA RÉGION DE LA SADC DANS LE CADRE DU PROJET DE L’UE SUR LE RENFORCEMENT D’UN MARCHÉ RÉGIONAL DE L’ÉNERGIE DANS LA RÉGION DE L’AFRIQUE ORIENTALE ET AUSTRALE ET OCEAN INDIEN (AfOA-IO)

Le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) est un regroupement régional de 19 États africains qui ont convenu de promouvoir l'intégration régionale par le développement du commerce et des investissements. À cet égard, le COMESA, par le biais de l’Association régionale des régulateurs de l’énergie électrique de l’Afrique orientale et australe (RAERESA), pilote actuellement la mise en œuvre du projet financé par l’Union européenne sur le renforcement d’un marché régional durable de l’énergie électrique en Afrique de l’Est, en Afrique australe et dans l’océan Indien (AfOA-OI)[1].

L’objectif global du projet est de renforcer le marché régional de l’énergie dans la région AfOA-OI, ce qui est propice aux investissements et favorise le développement durable. Le projet est pertinent pour les Agenda 2030 et 2063 de l'Union africaine. Il contribue principalement à la réalisation progressive de l'objectif 7 des Objectifs de développement durable (ODD) qui consiste à garantir l'accès à une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tous, et favorise les progrès accomplis vers la réalisation de l'objectif 5 d'atteindre l'égalité des sexes et l'autonomisation de toutes les femmes et des filles, et de l'objectif 12, qui est d'assurer des modes de consommation et de production durables.

La plupart des pays de la région AfOA-OI ont connu des problèmes énergétiques, bien qu’il s’agisse d’une région à fort potentiel énergétique par rapport aux autres régions de l’Afrique subsaharienne. Ces défis se traduisent par un niveau et une couverture insuffisants de l'infrastructure énergétique physique en raison d'investissements insuffisants dans le secteur de l'énergie, de l'inefficacité et du manque de fiabilité des services d'infrastructure énergétique existants, de la demande accrue de croissance économique et de croissance démographique, du coût élevé de l'exploitation des infrastructures existantes, de la pauvreté énergétique en termes de réduction du taux d’accès et de dépendance vis-à-vis des combustibles traditionnels (bois), et de la faible utilisation de l’énergie propre, qui inclut l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Ces difficultés ont entraîné une augmentation des coûts des activités commerciales, ce qui a eu un impact négatif sur la compétitivité de la région sur les marchés internes et externes.

Il est envisagé que l'expansion prévue des interconnexions de transport d'électricité transfrontalières et des tronçons en cours pourrait, à court, moyen et long terme, augmenter la part d'énergie échangée entre les régions et les nations. Cela est dû au fait que le commerce de l’électricité pourrait être utilisé pour mesurer l’intégration régionale dans le secteur de l’énergie, ce qui renforcerait les programmes d’intégration régionale.

La région AfOA-OI comprend les pays suivants: Afrique du Sud, Angola, Botswana, Burundi, Comores, Djibouti, Égypte, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Kenya, Lesotho, Libye, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.

 



Leave a Reply