Des transactions de plus de 100 millions USD réalisées à travers le Système régional de paiement et de règlement

Au cours des cinq dernières années, le Système régional de paiement et de règlement du COMESA (SRPR) a enregistré des transactions de plus de 138 millions USD et près d’un million d’euros par l’intermédiaire de neuf banques centrales participantes.

Selon le Secrétaire exécutif de la Chambre de compensation du COMESA, M. Mahmood Mansoor, cette valeur devrait augmenter étant donné le fait que davantage de banques centrales dans la région COMESA et au-delà ont manifesté leur intérêt.

Les neuf pays dont les banques centrales opèrent dans le système sont : l’Égypte, Eswatini, le Kenya, le Malawi, Maurice, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Rwanda et la Zambie. Les banques centrales du Burundi, de Djibouti, du Soudan et du Zimbabwe se trouvent à un stade avancé de préparation à l’adhésion.

Selon M. Mansoor, la Chambre de compensation a entamé des consultations avec les banques centrales de Tunisie et de Somalie afin qu’elles adhèrent au système. Des pays non-membres du COMESA tels que le Nigeria et le Ghana ont également exprimé un vif intérêt à rejoindre le SRPR.

«Avec les neuf banques centrales opérant sur la plateforme et l’arrivée de nouvelles banques, nous nous attendons à ce que la valeur des transactions traitées sur le système augmente de manière significative», note M. Mansoor.

Le SRPR est un système multilatéral de compensation avec un règlement en fin de journée dans une devise unique. Il permet de réaliser des transactions commerciales régionales en monnaie locale, réduisant ainsi la dépendance à l’égard du dollar et de l’euro. La démarche permet de réduire les exigences en matière de garanties car les banques centrales sont directement impliquées dans le système et le commerce se fait principalement entre les membres.

« Les États membres ont adopté le système car il stimule le commerce régional en éliminant la méfiance entre les commerçants étant donné que leurs banques centrales respectives sont impliquées », a déclaré M. Mansoor. Actuellement, la Banque de Maurice fait office de banque de règlement du système.

Lors du Sommet du COMESA de juillet 2018, les chefs d’État et de gouvernement ont exhorté les États membres dont les banques centrales n’ont pas encore rempli les conditions d’adhésion au SRPR à le faire et à commencer à effectuer des transactions sur la plateforme. 

L’appel des dirigeants a été motivé par la nécessité de stimuler la croissance économique grâce au renforcement du commerce intrarégional en permettant aux importateurs et aux exportateurs de payer et de recevoir le paiement des biens et services à travers une plateforme aussi bien efficace que rentable.

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