COMESA: une forte production de sucre

Huit pays du COMESA ont maintenu leur forte production de sucre, la majeure partie du sucre brut étant exportée vers l’Union européenne, les États-Unis d’Amérique et la Chine. Le premier producteur de sucre de la région est le Royaume d’Eswatini avec plus de 650 000 tonnes métriques, suivi de l’Égypte à 595 000 tonnes, puis de la Zambie avec 450 000 tonnes.

L’Éthiopie a de même produit 450 000 tonnes, le Zimbabwe 391 000 tonnes, le Kenya 376 000 tonnes métriques tandis que Maurice et le Malawi ont produit respectivement plus de 355 000 tonnes et 239 000 tonnes.

Les exportateurs de sucre brut sont Israël, la Russie et certains pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe tels que la Tanzanie.

Récemment, le COMESA, par le biais de l’Alliance pour le commerce des produits de base en Afrique orientale et australe (ACTESA), a participé à la 9e Conférence africaine sur le sucre, tenue à Nairobi, au Kenya, du 9 au 11 avril 2019. Monsieur John Mukuka, Expert en Développement des semences à l’ACTESA, y a prononcé un discours liminaire sur les tendances mondiales de l’agriculture durable avec un accent particulier sur le sucre.

Au cours de la conférence, il a été révélé que l’Afrique assurait 6% de la production mondiale totale de sucre, dont 52% reviennent aux États membres du COMESA avec 5 288 456 tonnes pour une production globale africaine de 10 078 612 tonnes.

«Le bloc du COMESA est un exportateur net et représente près de 45% du total des exportations africaines. Les États membres du COMESA exportateurs nets de sucre sont le Malawi, Maurice, Eswatini, la Zambie et le Zimbabwe », a déclaré M. Mukuka.

La réunion a été informée que la consommation africaine avait augmenté de plus de 70% au cours des 15 dernières années, soit près du double de la croissance annuelle du reste du monde. Malgré cette croissance, la consommation africaine par habitant qui est de 17 kg reste bien inférieure à celle de la moyenne mondiale de 23 kg. L’Afrique subsaharienne recèle le plus grand potentiel de croissance de la consommation de sucre de toutes les régions du monde.

Dans son exposé, M. Mukuka a formulé quelques recommandations quant à la façon dont la région du COMESA peut mettre en place des mesures pour augmenter les niveaux de production de sucre. Il a cité notamment le modèle de cultivateurs sous-traitants avec des contrats de production flexibles qui peuvent être rémunérateurs pour les petits exploitants, l’application de bonnes pratiques agricoles (BPA) telles que définies par la FAO, ainsi que la fourniture d’intrants agricoles essentiels (semences et engrais) à des prix abordables et de manière fiable.

Les autres mesures sont l’introduction de politiques nationales et régionales renforcées, l’acquisition des nouvelles technologies ainsi que la recherche et développement continus en vue d’améliorer la qualité et la quantité de la canne à sucre.

Il y a enfin la promotion d’une croissance inclusive par l’intégration des femmes et des jeunes dans le développement agricole, la consolidation des programmes de lutte contre le changement climatique et la promotion d’une agriculture intelligente face au climat.



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