Numérisation des outils de facilitation des échanges pour réduire les risques de corruption

La Secrétaire générale du COMESA, Chileshe Kapwepwe, a déclaré que la mise en œuvre des outils de facilitation du commerce tels que la zone de libre-échange numérique, la simplification et l’automatisation des documents et des processus va contribuer à répondre à certains des risques qui favorisent les pratiques de corruption dans la région du COMESA.

S’adressant à plus de 60 entreprises zambiennes ayant participé à une formation sur la lutte contre la corruption organisée par le Conseil des opérateurs économiques du COMESA, les 27 et 28 février 2019 à Lusaka, la Secrétaire générale a observé que le fléau était non seulement un problème national, mais également un défi régional.

«L’objectif principal est d’améliorer le commerce et l’intégration régionale dans le COMESA. Si la corruption n’est pas réprimée, elle peut influer sur le coût des biens, décourager les investissements directs locaux et étrangers et nuire considérablement à la croissance des entreprises et de l’économie », a-t-elle martelé.

Elle a cité la facilitation des échanges comme un domaine où la corruption est souvent signalée particulièrement aux frontières ce qui constitue un obstacle important au commerce et aux investissements.

Pour promouvoir l’intégration régionale, a-t-elle fait observer : « Nous devons nous attaquer aux effets politiques et économiques de la corruption, individuellement en tant qu’États souverains et collectivement au niveau du COMESA et du reste du continent africain. »

La Secrétaire générale a souligné la nécessité d’intégrer le secteur privé dans la lutte contre la corruption, notant que ce secteur est souvent oublié lors de la mise en place de mesures de lutte contre le vice.

«Le secteur privé est le catalyseur de la croissance des économies régionales et est donc au premier plan des problèmes de transformation économique», a-t-elle ajouté.

Le projet Intégrité des entreprises du COMESA, que le Conseil des opérateurs du COMESA (COC) était en train de déployer dans les États membres, est axé sur le secteur privé et constitue par conséquent la meilleure approche pour lutter contre le vice.

« Il existe une relation positive entre l’intégrité des entreprises et l’augmentation des flux de capitaux, et entre les investissements et l’intégration dans les chaînes régionales et mondiales », a-t-elle déclaré. «S’attaquer à la corruption n’est pas seulement un agenda du secteur privé, mais aussi un agenda public-privé. Cette action exige des efforts concertés de toutes les parties prenantes. ”

La formation sur la lutte contre la corruption vise principalement les petites et moyennes entreprises (PME) qui constituent 70% du secteur privé dans la région du COMESA, d’où le thème: «Renforcer l’intégrité des entreprises pour les PME dans le COMESA».

S’exprimant à la même occasion, Sandra Uwera, Chef exécutif du COC, a fait remarquer que les PME ne disposent généralement pas des ressources nécessaires pour appliquer les processus de détection et de réduction de la corruption.

«En fait, il est probable que ces ressources soient affectées à d’autres coûts opérationnels et moins à la gouvernance  et à la conformité des entreprises», a-t-elle noté.

La formation anti-corruption pour la Zambie a été organisée par la COC en collaboration avec le Centre international des Etats-Unis pour les entreprises privées, l’Association zambienne des banques, le Bureau zambien de normalisation et l’Association des fabricants de Zambie.

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